Affaire zone aéroportuaire de Bamako-Sénou : Le délibéré attendu lundi
Par Rédaction Tjikan ·
Bamako, le 23 octobre 2026 – La Chambre criminelle du Pôle national économique et financier (PNEF) a poursuivi, ce vendredi, l’examen de l’affaire relative au morcellement présumé de la zone aéroportuaire de Bamako-Sénou. Lors de l’audience tenue dans la salle du PNEF, les avocats ont évoqué les sanctions liées à la violation du domaine public aéroportuaire, tandis que les accusés ont livré leurs dernières déclarations. Le délibéré a été annoncé pour le lundi 26 octobre, à partir de 9 heures.

L’affaire concernait plusieurs anciennes personnalités des collectivités de Bamako et de Kati, notamment de l’ancienne Commune de Kalaban-Coro, aujourd’hui Arrondissement de Kalaban-Coro. Les débats ont porté sur des opérations foncières liées au morcellement présumé de la zone aéroportuaire.
Les avocats rappellent les sanctions
Dans leurs interventions, les avocats ont rappelé les sanctions encourues en cas de violation du domaine public aéroportuaire, notamment une amende équivalant au double de la redevance et une peine d’emprisonnement de trois mois. Ils ont également évoqué la possibilité pour l’administration de procéder d’office à la démolition des constructions irrégulières.
Les conseils ont souligné la nécessité de mettre en place une brigade de gendarmerie des transports aériens chargée d’effectuer des patrouilles quotidiennes dans les zones aéroportuaires. Ils ont aussi insisté sur la gestion du domaine et la réparation des préjudices, estimant que l’État devait confier celui-ci au concessionnaire. Ils ont enfin critiqué la reprise de textes juridiques étrangers sans adaptation suffisante aux réalités nationales.
Un intervenant a, par ailleurs, plaidé qu’un agent administratif ne devait pas être emprisonné pour un acte accompli dans l’exercice de ses fonctions, appelant les juges à exiger des preuves de la participation consciente des accusés aux faits reprochés.
Les accusés s’en remettent à la justice
Au moment des dernières déclarations, Adama Sangaré a réaffirmé sa confiance en la justice malienne, après trois années de détention. M. Koïta, qui a indiqué être à sa treizième année de retraite, a évoqué son état de santé et les difficultés de sa détention.
Daha Keïta a également confié son sort aux juges. Un autre accusé a expliqué avoir voulu préserver un patrimoine foncier en adressant une demande à la mairie.
Fatoumata Samassékou et sa fille ont présenté leurs excuses, reconnaissant leurs torts et promettant de ne plus reproduire de tels actes.
À l’issue de l’audience, le président du tribunal a annoncé que la chambre délibérerait lundi 26 octobre, à partir de 9 heures.
La rédaction
LETJIKAN
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