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CHANGEMENT CLIMATIQUE : LE MALI PEaufine SA CDN 3.0 POUR RENFORCER LA RÉSILIENCE DES POPULATIONS

Par Rédaction Tjikan ·

Le Mali poursuit ses efforts en matière de lutte contre les effets du changement climatique. Un atelier consacré à la validation du document de la Contribution déterminée au niveau national (CDN 3.0) s’est tenu ce jeudi 1er octobre 2026, sous la présidence de Mme Doumbia Mariam Tangara, ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable (MEADD).

CHANGEMENT CLIMATIQUE : LE MALI PEaufine SA CDN 3.0 POUR RENFORCER LA RÉSILIENCE DES POPULATIONS

La cérémonie d’ouverture a réuni plusieurs membres du Gouvernement, notamment les ministres chargés de l’Énergie et de l’Agriculture, ainsi que des représentants des collectivités territoriales, du secteur privé, de la société civile, des organisations de jeunes et de femmes et des partenaires techniques et financiers.

Consolider les engagements climatiques du Mali

L’atelier a constitué un cadre de concertation entre les différentes parties prenantes autour du projet de CDN 3.0. Il visait notamment à recueillir leurs observations et contributions afin de consolider le document, de favoriser son appropriation nationale et d’assurer sa cohérence avec les priorités et les réalités du Mali.

Les travaux ont ainsi permis de formuler des recommandations consensuelles devant contribuer à la finalisation du document.

Dans son intervention, Evelyne Bamba, Représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Mali et cheffe de file des partenaires techniques et financiers du secteur de l’Environnement et du Changement climatique, a souligné l’importance de cette étape.

Selon elle, la validation de la CDN 3.0 traduit la volonté de transformer les engagements internationaux du Mali en actions concrètes. Elle a également relevé que le processus contribue à renforcer l’ambition climatique du pays, en tant que Partie à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et à l’Accord de Paris.

Elle a, par ailleurs, salué le leadership du Gouvernement malien et remercié les agences des Nations unies, les partenaires techniques et financiers, les experts et les institutions ayant contribué à l’élaboration du document.

Une ambition axée sur la résilience

Pour la ministre de l’Environnement, la CDN 3.0 va au-delà d’un simple engagement climatique. Elle constitue, selon elle, une traduction de la volonté collective de construire un Mali plus résilient, plus durable et mieux préparé aux défis environnementaux.

Elle a rappelé que les effets du changement climatique affectent déjà les communautés, l’agriculture, les ressources naturelles et les moyens de subsistance. Face à ces défis, a-t-elle souligné, l’heure est désormais à l’action.

À travers la CDN 3.0, le Mali entend faire de l’action climatique un levier pour accélérer son développement, préserver ses ressources naturelles, renforcer la résilience des populations et promouvoir des solutions adaptées aux réalités nationales.

Une réduction de 25,25 % des émissions à l’horizon 2035

Parallèlement aux mesures d’adaptation et de résilience, le Mali entend également contribuer à l’effort mondial de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

À l’horizon 2035, la CDN 3.0 prévoit ainsi, pour les secteurs émetteurs que sont l’énergie, l’agriculture et les déchets, une réduction de 25,25 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport au scénario de référence.

La ministre a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour assurer la réussite de cette démarche. Pouvoirs publics, collectivités territoriales, secteur privé, société civile, jeunes, femmes et partenaires au développement sont appelés à jouer pleinement leur rôle.

En clôturant son intervention, Mme Doumbia Mariam Tangara a réaffirmé la volonté du Mali de poursuivre ses efforts en faveur de la protection de l’environnement et a adressé ses remerciements aux plus hautes autorités du pays pour leur leadership sur les questions environnementales.

HAOUA SANGARÉ

LETJIKAN

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