CNT : L’usage des symboles de l’État au cœur d’un séminaire institutionnel sur la normalisation
Par Rédaction Tjikan ·
Le Conseil national de Transition (CNT) a organisé, jeudi 1er octobre 2026 au Centre international de conférences de Bamako (CICB), un séminaire institutionnel consacré au cadre juridique, à la normalisation et à l’usage des symboles de l’État. La rencontre vise à renforcer la maîtrise des textes encadrant les attributs de la République et à favoriser leur utilisation conforme aux dispositions légales.

Le séminaire a été présidé par le 3ᵉ vice-président du CNT, Hamidou Traoré, en présence du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, garde des Sceaux, Mamadou Kassogué, et du président de la Commission des lois du CNT, Souleymane Dé.
Placée sous le thème « Le cadre juridique, la normalisation et l’usage des symboles de l’État », cette rencontre a pour objectif de renforcer la connaissance du cadre juridique et institutionnel relatif aux symboles et signes officiels de l’État. Elle entend également identifier les mesures susceptibles d’améliorer leur normalisation, leur protection et leur utilisation.
Dans son intervention, le 3ᵉ vice-président du CNT a appelé à une approche rigoureuse dans l’examen des éventuelles irrégularités. « Une anomalie ne doit pas conduire à une conclusion précipitée. Nos travaux devront distinguer ce qui appelle une correction, ce qui nécessite une vérification complémentaire et ce qui doit être soumis à l’autorité compétente », a-t-il déclaré.
Hamidou Traoré a également souligné que la protection des attributs de la République devait être examinée dans le respect des garanties et libertés consacrées par la Constitution. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de prendre en compte les nouveaux usages liés au numérique.
Du drapeau au cérémonial républicain
Les travaux portent notamment sur le drapeau, l’hymne, la devise, le sceau, les armoiries et les documents officiels. Au-delà de leur dimension symbolique, ces attributs jouent un rôle dans l’identification des institutions, l’authentification des documents et la relation de confiance entre les services publics et les citoyens.
Le séminaire entend également clarifier les règles relatives au cérémonial républicain et leurs fondements juridiques, afin que les pratiques institutionnelles reposent sur des références précises plutôt que sur des habitudes ou des usages insuffisamment vérifiés.
Selon les organisateurs, la première journée est consacrée au cadre juridique et institutionnel, ainsi qu’au sceau, aux armoiries et aux documents officiels. Les participants examinent également les règles d’utilisation du drapeau, de l’hymne, de la devise et du cérémonial.
La deuxième journée porte notamment sur les usages irréguliers, les sanctions, les effets juridiques ainsi que les conditions de mise en place d’un référentiel harmonisé.
Vers des outils de référence pour les institutions
Le président de la Commission des lois du CNT, Souleymane Dé, a mis l’accent sur l’importance des échanges entre les participants et les personnes-ressources. « Nous comptons sur les personnes-ressources pour préciser les fondements de leurs explications, notamment sur les éclairages de la Direction nationale des affaires judiciaires et du Sceau. Nous comptons aussi sur les participants pour faire remonter les situations rencontrées dans leurs services », a-t-il expliqué.
Pour lui, les échanges doivent permettre d’examiner des cas concrets rencontrés dans les administrations et d’apporter les précisions nécessaires à une meilleure compréhension des règles applicables.
À l’issue des travaux, la Commission des lois ambitionne de disposer de plusieurs outils, notamment un recensement des textes applicables, des fiches de référence sur les principaux symboles de l’État, une synthèse des difficultés rencontrées et des propositions à soumettre aux autorités compétentes.
La Constitution comme référence fondamentale
Le cadre juridique du séminaire s’appuie notamment sur la Constitution promulguée le 22 juillet 2023. Son article 30 définit le drapeau national, énonce la devise et désigne l’hymne national. Il renvoie également à la loi pour le sceau et les armoiries, ainsi que pour leurs conditions d’utilisation, tout en prévoyant la protection légale des attributs de la République.
À ce dispositif s’ajoutent les textes relatifs aux sceaux et aux armoiries, notamment les deux lois du 26 février 2007. Le séminaire vise ainsi à favoriser une meilleure articulation de ces différents textes et à examiner leur application dans les situations concrètes rencontrées par les services publics.
À travers cette rencontre de deux jours, le CNT entend contribuer à une utilisation davantage harmonisée et conforme aux textes des symboles et signes officiels de l’État au sein des institutions de la République.
HAOUA SANGARÉ
LETJIKAN
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