Insertion des jeunes : Annick Pikbougoum/Zing Ouattara plaide pour un meilleur rapprochement entre formation et emploi
Par Rédaction Tjikan ·
1er septembre 2026 – La question de l’insertion professionnelle des jeunes, notamment des diplômés de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels, était au cœur des échanges entre la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Pikbougoum/Zing Ouattara, et les membres de la Commission du Genre, de la Santé, de l’Action sociale et humanitaire de l’Assemblée législative du peuple.

La rencontre, tenue ce mardi 1er septembre 2026 à l’Annexe de l’Assemblée législative du peuple, a permis d’examiner les défis liés au passage de la formation vers l’emploi ou l’autoemploi.
Dans son intervention, la ministre a insisté sur la nécessité de mieux coordonner les différentes étapes du parcours d’insertion des jeunes. Orientation, stages, accompagnement, financement et suivi constituent, selon elle, des leviers essentiels pour faciliter l’accès des jeunes au marché du travail.
Plusieurs mécanismes sont déjà déployés dans cette perspective. Ils comprennent notamment les stages et immersions en entreprise, la formation à l’entrepreneuriat, l’apprentissage des techniques de recherche d’emploi, l’éducation financière, la mise à disposition de kits d’installation ainsi que l’accompagnement-conseil des initiatives d’autoemploi.
Des résultats importants en 2025
Les données présentées témoignent de l’ampleur des actions engagées. En 2025, 13 665 stagiaires ont été placés, tandis que 79 881 demandeurs d’emploi ont bénéficié d’un renforcement de leurs compétences. Par ailleurs, 83 727 jeunes et femmes ont été sensibilisés à l’entrepreneuriat et 2 009 jeunes accompagnés dans leur installation en autoemploi.
Malgré ces résultats, plusieurs obstacles continuent de freiner l’insertion professionnelle des jeunes. Il s’agit notamment de l’insuffisance des financements, du nombre limité d’opportunités d’emploi, du manque d’expérience des jeunes diplômés et de l’adéquation encore insuffisante entre certaines formations et les besoins du marché du travail.
Face à ces défis, Annick Pikbougoum/Zing Ouattara a appelé au renforcement des synergies entre l’État, les établissements de formation et le secteur privé. Elle a également préconisé une adaptation continue des programmes de formation aux besoins de l’économie.
La ministre a enfin mis l’accent sur la nécessité de mettre en place un dispositif national de suivi et d’insertion des diplômés, afin de mieux accompagner les jeunes dans leur transition vers l’emploi et d’améliorer durablement leur intégration professionnelle.
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN
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